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Sport de voile Jean Le Cam et Vincent Riou remporte la Transat Jacques Vabre, bravo a eux nous sommes content , Jean était venu manger chez nous il y a 1 an avec sa femme Anne et bien nous les saluons bien bas pour cette exploit il n'y a plus qu'a danser la samba il sont en interview et en video en dessous !

Publié le par chrisdups.over-blog.com

Sport de voile Jean Le Cam et Vincent Riou remporte la Transat Jacques Vabre, bravo a  eux nous sommes content , Jean était venu manger chez nous il y a 1 an avec sa femme Anne et bien nous les saluons bien bas pour cette exploit  il n'y a plus qu'a danser la samba il sont en interview et en video en dessous  !

À peine arrivé en vainqueur au Brésil, le duo Jean Le Cam - Vincent Riou (PRB) s'est longuement confié.ils étaient tout mouillé depuis le départ 15 noeuds de moyenne et là y a pas guerriers !

Quelle course !

Jean Le Cam : On va dire que ça a quand même été une course de bourrins. Du début jusqu’à la fin, dans la flotte, dans la flotte, dans la flotte. Et on arrive dans la flotte. Des vitesses en-dessous de 15 nœuds, il n’y en a vraiment pas eu beaucoup. Ca signifie qu’on a tiré énormément sur le bateau. Du début jusqu’à la fin, on a tiré dessus, on n’a jamais eu de condition relaxe, de descente vent arrière, tranquille. Le curseur était placé très haut, la preuve c’est que les safrans n’ont pas tenu.

Vincent Riou : On n’a pas enlevé les cirés, c’est allé vite tout le temps. C’était sympa parce que on a pu s’amuser avec nos bateaux, les faire fuser un peu, mais ça a été fatiguant. Les périodes de repos ont été rares. Ca ressemble un peu à ce qu’on peut vivre en multicoque, mais ce coup-ci c’était en monocoque.

"La plus belle des transats françaises en double"

Que représente cette victoire ?

Vincent Riou : Elle représente une belle transat. Dans les transats françaises, c’est la plus belle en double alors c’est sympa de la gagner ! Jean et moi ça faisait un paquet de fois qu’on venait, on y a eu un paquet de déboires donc finir par réussir c’est forcément super sympa.

Le fait de la gagner ensemble, qui plus est, ajoute une force symbolique à la victoire ?

Jean Le Cam : On fait d’une pierre, deux coups comme ça. Vincent me disait que ça fait 20 ans qu’il vient, moi un peu moins parce que je n’ai pas fait les premières. C’est ma 7e, eh ben voilà : une sur sept.

"Je souhaite à Jean qu'on soit concurrents"

Cette association peut en appeler d’autres ?

Vincent Riou : Je souhaite à Jean qu’on soit concurrents. C’est surtout ça. Qu’il soit mon concurrent plutôt que mon coéquipier, il le mérite, ce serait plus sympa. Si on pouvait partir avec deux jeunes qui n’ont pas encore eu la chance de faire une transat en 60 pieds la prochaine fois et être concurrents, ce serait forcément le meilleur truc qui puisse nous arriver, ainsi qu’à la course.

Vous n’avez pas l’air trop entamés physiquement !

Vincent Riou : Ca va. C’est sûr que les organismes sont un peu fatigués, avec une accumulation de fatigue, de stress, et puis le sommeil n’est pas de qualité terrible, allongé au fond du bateau, dans un bruit quasi-permanent… Mais je pense qu’on a bien géré cette partie sommeil, et on ne s’est jamais mis dans le rouge.

Vous arrivez avec le temps que vous imaginiez pour le Brésil ?

Vincent Riou : Dans nos cours de météo, notre professeur Bernot nous parle toujours du front froid d’Amérique du Sud. Il commence du côté de Rio pour finir un peu plus bas. Ca fait dix jours que je regarde les photos satellites, que je vois qu’il est bien en place, et qu’il y a pas mal de pluie.

"Du bon boulot"

Quel sentiment prédomine chez vous ?

Vincent Riou : Celui d’avoir fait un bon boulot, je trouve qu’on a bien navigué du début à la fin, on a commis peu d’erreurs, on avait un bateau avec un plutôt bon potentiel tout en n’étant pas toujours le meilleur, mais à part une grosse boulette de ma part à l’entrée du golfe de Gascogne, on a fait une belle course, on n’a jamais raté une manœuvre, on a toujours été présents à la barre quand il fallait allumer, on a toujours fait de belles trajectoires… Je n’ai pas beaucoup de regrets sur le boulot accompli et c’est cette satisfaction que je trouve sympa aujourd’hui.

Jean Le Cam : On est là, à Itajai, c’est déjà une chose ! Ca veut dire qu’on est arrivés, quand d’autres sont restés en cours de route, il ne faut pas l’oublier. En plus, on est dans le tiercé, et comme je dis souvent : mieux si affinités. Aujourd’hui, c’est donc mieux si affinités, donc c’est parfait. On ne sent pas la pluie.

Et vous retrouvez le goût d’une victoire qui vous fuyait ces derniers temps…

Jean Le Cam : Qui nous fuyait, non, c’est-à-dire qu’on sait que dans notre métier il y a des moments avec, et des moments sans. Quand les choses s’enchaînent bien, comme là, ça le fait et c’est comme ça.

"Savourer et passer à la suite"

A quel moment avez-vous pu vous relâcher en vous disant que la victoire était à vous ?

Jean Le Cam : Ce matin, en fait. On ne sait jamais ce qui peut arriver, on a quand même fait une fin de course assez rapide, hier j’ai vu une tortue grosse comme ça donc… Elle est passée à 20 mètres du bateau. Si elle était passée sous le safran, c’était cuit.

Francois Gabart a dit qu’en 2004-2005, vous le faisiez rêver. Bel hommage !

Vincent Riou : Ce qu’il dit est vrai. C’est un des trucs particuliers de la voile. Quand j’ai commencé à en faire, j’avais 14-15 ans, comme tout le monde j’achetais des revues, j’y voyais les champions, je trouvais ça super, et dix-quinze ans après je naviguais avec eux. Et encore après contre eux. La durée de vie du navigateur est telle que contrairement à tous les autres sports tu peux te retrouver concurrent des gens qui ont été tes idoles. Et c’est génial, super-rigolo. Et après on peut aussi les battre, oui, et c’est encore mieux ! Mais ça, c’est de temps en temps. Quand tout se met bien.

Vous n’avez pas été beaucoup aidés par la chance ces dernières années. Là, le chat noir est parti ?

Vincent Riou : Je ne sais pas si on peut parler de chat noir. De la réussite, il en faut dans une carrière de sportif, là elle est au rendez-vous, je crois qu’il ne faut pas se poser trop de question, et juste savourer l’instant présent et passer à la suite.

Sport de voile Jean Le Cam et Vincent Riou remporte la Transat Jacques Vabre, bravo a  eux nous sommes content , Jean était venu manger chez nous il y a 1 an avec sa femme Anne et bien nous les saluons bien bas pour cette exploit  il n'y a plus qu'a danser la samba il sont en interview et en video en dessous  !